Archives de Catégorie: Le début d’une nouvelle vie

Notre expatriation

le jour où tout a commencé

Par défaut

I believe in you

 

Je ne ferais jamais ma vie en France » m’avait –il dit, un soir de confidence devant un expresso dans notre « café rouge » sous les arcades.
Cette phrase m’avait assommée, le son de sa voix bourdonnait, mes pensées s’envolaient vers le Sénégal, je ne l’écoutais plus, tout un tas de question se bousculaient dans mon esprit …
Le quitter ? Accepter ? Trop tard la question ne se posait plus, j’étais déjà sûr qu’il était l’homme de ma vie.
Mais par jamais, il entendait quoi ? Quels délais ? Quand allait-il partir ? Dans un an, 5 ans, 10 ans, à la retraite !
On a le temps de voir venir m’avait-il dit pour me rassurer.
Alors c’est ce que je faisais, je me rassurais, en pensant à une retraite au Sénégal avec les doigts de pieds en éventail allongée dans un hamac façon Capital « ses retraités qui finissent leur vie au soleil ».
Un plan de vie bien ficelé, une vie en France, une retraite au soleil. Ça sonnait plutôt bien !
Mais la crise est passée par là, des diplômes ne servant à rien, entretiens sur entretiens, pas de boulot, pas de perspectives, il fallait se rendre à l’évidence, il fallait partir !
Mais où partir ?
Partir, pour une autre région sinistrée par la crise ? Pour Paris, cette ville que j’ai toujours détestée et dans laquelle je me suis jurée de ne jamais vivre ?

Non, le choix s’imposait à nous : Dakar !

Le Sénégal où il y a tout à faire ! Tout à construire !
Où il faut être au bon moment, au bon endroit! Avec une bonne dose de patience et beaucoup de travail …
Une sorte d’African dream, où tout est possible !!
Dakar, le Sénégal, l’Afrique , cette inconnue que je ne m’imaginais qu’à travers les percus d’un son de Youssou Ndour et à travers les yeux des reporters venus filmer la misère Africaine.
Dakar, 6000 km plus au sud… Dakar … si loin…de tout, de ma famille, de mes amis, de tout ce que j’ai connaissais…
Et puis la date a été fixée, il fallait se préparer, à tout emballer, les meubles, les vêtements, les sentiments…
Car quand on part, on emporte tout !
Des cartons s’empilaient sur un fond de « là j’suis pas bien, donc la morale tu vas la faire à d’autres… » qui résonnait à la radio toute la journée comme pour accompagner nos préparatifs pour le grand départ.
Là j’suis pas bien …
Il faut se préparer pour les aux revoir, ne pas montrer qu’à l’intérieur on panique, et qu’on a envie d’une seule chose crier : STOP, on part plus, on arrête TOUT !
Là je suis pas bien…
il faut faire face à tous ces sentiments qui se chamboulent dans votre tête et qui vous la font perdre !
Là j’suis pas bien … ça y est c’est fait on est dans l’avion, on ne peut plus reculer !
J’ai plus envie de crier STOP, je lui tiens la main, j’ai confiance en lui , l’avion décolle.
Un nouveau départ pour une nouvelle vie.
Il y a tout à faire ,tout à construire.
Ici à  Dakar … cette inconnue que j’apprend à dompter depuis presque 3 ans !!

WonderToubab …

Par défaut

 

l-6158Cela fait un peu plus de deux ans que nous vivons à Dakar, je suis passée par des moments où je détestais cette ville, son bruit, son anarchie circulatoire, son ambiance, sa saleté, son odeur ! J’étais dans une phase de rejet que je dirigeais contre cette ville alors  que j’avais juste l’impression d’avoir été arrachée (de mon plein grès, gné ??) à une vie que j’aimais .Nous venions  tout juste de trouver notre petit nid douillet, lumineux, spacieux, agréable à vivre avec jardin et terrasse, à moins d’un kilomètres de mes grand-mères adorées. Mon ainé s’était écrié en visitant l’appartement  pour la première fois  que c’était le paradis en courant dans toutes les pièces.On avait tout repeint,concocté une petite chambre si « choupinette » pour notre  numéro 2.

Ce fut un déchirement de le regarder se vider à mesure que les cartons remplissaient  notre container et ça ce n’est que le détail matériel,  je ne vous parle même pas de tout ce que l’on ressent lorsque l’on quitte sa famille.

Bref à mon arrivée au Sénégal j’aurais dû prendre une grande inspiration et m’auto encourager en me disant « allez ma grande, ta vie est ici maintenant et…. Tu vas kiffer grave !! »

Au lieu de ça je me suis enfermée dans ce cercle vicieux qui consiste à partir du postulat  que RIEN, mais RIEN du TOUT, JAMAIS, JAMAIS, JAMAIS ne va me plaire !

Mal partie pour construire une vie, vous allez me dire ! Et vous avez raison !

Heureusement depuis cette période sombre je me suis reprise en main et j’ai enlevé ce filtre (ou ces œillères) qui m’empêchaient de voir la vie telle qu’elle est ici !

Je comparais la façon dont j’étais arrivée au pays de la Teranga  à un saut en parachute … sans le parachute !

Et puis l’arrivée de notre bébé surprise n’avait fait que compliquer les choses malgré l’immense joie que cela nous a apportée. J’étais en quelque sorte  coincée (essaye de sortir  quand il fait 55°C à l’ombre avec un bébé de 14 mois , un nouveau-né et un « prépréado » qui se prend pour grincheux des 7 nains),  comme une pseudo princesse en haut de sa tour (ou son appart du 4ème étage) qui attendait  d’être délivrée par son beau prince charmant.

Seulement le problème c’est que  moi le  prince charmant, figurez-vous que je l’avais déjà trouvé et il vivait  avec moi dans ma tour dont il s’échappait (la chance !) chaque jour pour faire son dur labeur!

Finalement c’est la fée boulot qui s’est pointée (non sans mal j’avoue) et je fus libérée et… j’eu beaucoup d’enfants… ah non ça c’est déjà fait !!

Donc la fée boulot a toqué à la porte de mon donjon et depuis chaque jour, une toute nouvelle routine s’est installée avec l’organisation qui va avec… digne d’une caserne  militaire.

Lever à 6h, préparer pti déj, réveiller enfant N°1 , le bousculer un peu pour qu’il sorte sa tête de ses fesses ( je suis polie ) et qu’il la remette sur son cou avant de partir à l’école, sac check, gouter check,dents check, réveil du mari , bisous et bonne journée  à enfant N°1, prendre petit déj avec mari, douche si enfant N°2 et 3 ne sont pas encore réveillés , sinon freestyle total , doucher enfant N°2, l’habiller , lui mettre sa petite blouse ,faire des câlins à enfant N°3  qui est littéralement scotchée à ma jambe, déléguer la préparation des biberons à mari (ou la douche selon l’envie et la disponibilité technique de chacun qui dépend du degré de scotchage d’enfant N°3), enfin prendre sa douche et se laver les dents en même temps (gain de temps) , s’habiller , se maquiller  tout en répondant aux innombrables « mais pourquoi » de l’enfant n°2 ou les « mékéssecé » de l’enfant N°3, sac check , dent check, gouter check, arrivée de la nounou ,  bisous à enfant N°3 ,retenir une petite larme car c’est la première fois en presque 3 ans que je laisse les petits,prendre le repas de midi,mon sac , mes dossiers, enfant N°2 , sauter dans la voiture direction l’école,déposer le petit  paquet alias enfant N°2 et maa ngi dem boulot  en affrontant les embouteillage (heureusement ce n’est pas moi qui  conduit)!!

Ouf , parfois je suis presque obligée de m’arrêter trois secondes  pour vérifier  que j’oublie pas de respirer !

Je suis sur les rotules parfois et manquerais presque de m’endormir sur la banquette arrière du taxi  en rentrant à la maison , mais ce n’est que du bonheur…ne pas parler QUE de couches , biberons, fesses irritées et zizi qui gratte, rester toute une journée avec la même tenue sans qu’elle soit maculée de tâches , faire travailler son cerveau qui était en veille quand même depuis un moment, avoir une vie sociale, voir des gens …dire bonjour.

Et puis rentrer, les retrouver ENFIN  , les laisser me sauter dessus, me  couvrir de tâches , on s’en fout la machine lave comme disait ma grand-mère. Faire le plein d’amour, de bisous de câlins pour mieux affronter la journée du lendemain sans eux.

Je me sens un peu comme une WONDERTOUBAB, je me sens capable de tout gérer, boulot , entreprise du mari, mari , enfants , cours de wolof , régime , sport et bien plus encore!!

 

Dakar by job c’est nekh !! malgré embouteillages , bousculades et stress de la ville!!

Ps: mes enfants ont un prénom je te rassure , mais comme ils sont classés top secret  et que je tenais à t’épargner les surnoms ridicules dont je les affuble , la numérotation m’a parue la plus appropriée!!

Flashback

Par défaut

P1010796

Hier j’ai assisté à un déménagement,  ce n’était pas le mien, mais presque, c’est comme si je faisais  un voyage dans le passé  juste au moment où notre container s’est posé devant notre porte !

Des amis ont emménagés  tout près de chez nous, comme nous ils sont arrivés fin aout, comme nous ils ont reçus leur contenair juste avant la Tabaski !! Un petit air de déjà vu !

Flashback

Il  y a toujours le même vieux gardien noir bleu de nuit qui à part dormir ne garde pas grand-chose en fait mais qui est toujours là à donner des ordres, ça n’a pas changé !

Flashback

Presque la même équipe de choc a été montée pour s’occuper de décharger cette grosse boite en métal contenant toute leur vie ou presque ! Comme il y a deux ans il y avait un homme assez âgé qui au fur et à mesure des  aller- retour essayait de cacher que l’âge se faisait sentir, il y avait quelques gardiens, quelques maçons des chantiers aux alentours et un baye fall, joyeux, excentrique, souriant de toute sa dentition brunâtre ! C’est comme si je vivais un remake de ce jour où euphorique je réceptionnais  toutes nos affaires à l’entrée de notre nouveau chez nous.

J’étais toute seule dans l’entrée de leur appartement  attendant les hommes chargés de monter leurs affaires au dernier étage de l’immeuble, assise là  à la même place qu’il y a deux ans au dernier étage  de notre immeuble !

Je leur ai indiqué où mettre les affaires en faisant des gestes  et je me suis bien gardée de donner du « à gauche » et « à droite » comme il y a deux ans où je m’étais  vite rendu compte qu’ils ne connaissaient pas le sens de ces deux mots, je suis rôdée maintenant !

Flashback

J’étais assise là à regarder cet appart encore vide se remplir de cartons, de meubles démontés  et je me revoyais  il y a deux ans regardant toute ma vie défiler dans des cartons.

Je me suis souvenue de cette joie immense de retrouver chaque chose, d’ouvrir un carton et de sentir l’odeur de chez moi et même l’odeur de chez ma grand-mère dans certains cartons ! Et j’ai vu mon amie faire la même chose, j’ai vu son visage s’illuminer en ouvrant une boite, ça y est elle est chez elle !

Pour moi ça a pris plus de temps, il m’a fallu deux ans mais aujourd’hui j’ai réalisé en rentrant dans mon appartement rempli de ces meubles que j’aime, de ces souvenirs accumulés en France et de ceux construits ici que ça y est je suis chez moi !

J’ai envie de changer la déco, de peindre les murs, de prendre un nouveau départ, je ne suis plus tournée vers le passé!

Toutes ces choses matérielles auxquelles je me raccrochais, ce petit bout de France acheminé il y a deux  ans dans un 20 pied, toute ma vie transportée dans une boite en métal, tout ça n’a plus autant d’importance !

Même si parfois je me dis les mauvais jours que Dakar m’a changée, qu’elle m’a fait perdre mon enthousiasme et  ma joie de vivre par moment …je crois qu’il en aurait été de même pour Toronto, Rome ou Mexico !

 le chez-soi c'est en SOI qu'il faut le trouver, et je l'ai enfin compris !

La Toubab , le retour !!

Par défaut

aerop

 

Ça y est je suis là, Dakar me revoilà !

Après  deux voyages quasi Koh lantesque , je dis quasi car j’ai voyagé cette fois ci avec Corsair en vol direct et non la « Royal Air Peut-être«  et son commandant qui te dit « bijour ji souis lé commondont  Ben Bachir et nous allons atterrir à Casablanca , enfin InchAllah…. » Et que tout le monde applaudis à l’arrivée tant  les gens sont content d’être en vie malgré son atterrissage  façon ricochet !!

Non Corsair c’est la compagnie dans laquelle t’as l’impression d’être en première classe même quand t’as pris un billet éco.

Avion  tout neuf, sièges spacieux, personnel souriant et VRAIMENT à l’écoute, soucieux de ton bien être, tablettes tactiles pour divertir les petits et les grands …enfin bref Corsair pourrait presque me payer pour cette article car je suis entrain de leur faire de la pub là !!

Malgré une compagnie aérienne parfaite et des gosses presque parfaits, un voyage aussi long n’est pas de tout repos !

Enfin bref je te passe les détails du  séjour en Moselle, ça c’est 3615 MALIFE !

Et me voilà de retour à Dakar après 30 minutes de voiture ,2h de TGV,1 h de taxi ( qui s’est trompé de chemin et a failli nous tuer ! pas si différent de Dakar le taxi parisien  finalement !) un petit dèj au Starbucks qui coute la peau du *** , de longues heures d’attentes , aucunes formalités concernant le visa à Orly ,de longues heures de vol, 342 couches changées  dont presqu’une dizaine dans les toilettes de l’avion), une dizaines de crises incontrôlées ,deux ou trois crises évitées, 2 minutes et des poussières de siestes pour mes enfants sur 5h de vol, un petit message du commandant de bord rappelant que le Sénégal demande un visa depuis le 1er juillet   et nous voilà entrain de descendre les marches de l’avion !

Reboostée, remontée  à bloc, prête à  tout redémarrer  à zéro !

Enfin presque …. J’avais tout un tas de bonne résolutions, des vrais   pas celle du nouvel an que tu reconduis chaque année en rajoutant à celles de l’année précédente, celles que tu viens de pondre.

Enfin bref j’étais bien partie jusqu’à ce que l’air chaud et humide de Dakar n’envahisse mes narines à peine sortie de l’avion sur le tarmac de l’aéroport.

On monte dans le bus serrés comme des sardines et là mes fiches de débarquement dûment complétées dans l’avion  je m’engage dans la file pour personnes avec enfants, celle qui logiquement te fera gagner du temps, sauf que ce jour là TOUT le monde à un marmot !!

Certains pleurent de fatigue, font des crises de nerfs à leurs parents au bord du suicide  et on les fait passer avant moi, je regrette presque que mes deux garçons se tiennent debout là à côté de moi sages comme des images et que ma fille s’amuse avec une mèche de mes cheveux bien calée sur mon dos !

C’est mon tour ça y est, on me demande le reçu d’inscription  du préenrolement , les fiches de débarquement et mes passeports puis on me dirige vers les « cabines à visa » , là encore on ne me demande que le reçu d’inscription , pas besoin de mon billet d’avion ni des photocopies de mon passeport ni de mon justificatif de résidence ,ni de mon préenrolement approuvé.

En 5 minutes c’est réglé, la seule question que l’on m’aura posée  c’est «  pourquoi vous venez au Sénégal » , question à laquelle j’ai répondu : « raisons familiales »

L’homme amusé me fera remarquer qu’il n’était pas dupe et qu’il savait que j’étais une « clandestine », tout en  me collant mon visa sur mon passeport !

En une heure douane/police/visa et bagages récupérés, un temps record pour l’aéroport de Dakar !

Me voilà de retour, un retour sous le signe de la grisaille, de la pluie , de la chaleur ….Bref Bienvenue à Dakar !!

 

 

Mon premier Noël à Dakar

Par défaut

 

DSCN1334

Comme vous le savez si vous me suivez, j’appréhendais beaucoup mon premier Noël à Dakar.

Après 30 ans de Noël planifié de la même façon  avec les mêmes personnes que j’adore, avec les mêmes petits rituels me voilà à l’autre bout du monde ou presque, dans un pays musulman à 90%.

« Mon » marché de Noël  de Metz me manquait (même l’odeur du vin chaud !), penser aux  crêpes au Nutella mangées au chaud  au Centre Saint Jacques après s’être transformés  en Schtroumpf en faisant le tour de cet endroit magique me filait le cafard,les courses de Noël avec les magasins blindés de monde que je détestais faire avant me paraissait tout à coup indispensable à la préparation des fêtes,Ne pas voir les sublimes illuminations un peu partout dans Metz mais aussi Thionville tout me minait le moral.

Ici à Dakar la magie de Noël n’opérait pas , ce n’est pas faute de voir des illuminations sponsorisées par Axa ou Ecobank (avec leur logo bien voyant), d’entendre «  Petit Papa Noël » de Tino Rossi dans un magasin Pakistanais, de voir des marchands ambulants  se transformer en sapin de Noel ambulant, ou de  voir des guirlandes et autre décos accrochés un peu partout (surtout dans le quartier chinois).

Définitivement la magie n’était pas là, en même je crois que mon cerveau n’arrive toujours pas à faire le rapprochement entre 32 degrés et le mois de décembre.

Nous sommes partis en quête de cadeau  pour les enfants et au lieu que ce soit une sympathique expédition à la Grande Récrée ou je ne sais quel autre repère du Father Christmas, cette sortie me déprimait au plus haut point . Des jouets les plus merdiques les uns que les autres , aucun choix , rien pour faire briller les yeux des enfants , que  du « made in China » mais spécial Afrique. Car attention même si chez nous tout vient de Chine , il y a plusieurs qualités dans le chinois et là tu as l’impression qu’ils se débarrassent de toutes leurs m***** au Sénégal.

Dès que tu vois un jouet  sympa, du même genre que ceux que tu as en France , c’est 4 à 5 fois le prix que tu aurais payé là-bas.

J’étais prête à râler pour TOUT, me plaindre, geindre pour un rien et puis je me suis arrêtée net ! Ça ne me ressemblait pas ce comportement  (enfin si un petit peu mais il ne  faut  pas le dire)

Je suis donc allée remontée à bloc en quête de petites choses pour les enfants et nous avons trouvé, ajoutés aux cadeaux de la famille ici et aux cadeaux venus de France, nous avions ce qu’il fallait  et à temps.

Un bon repas avec la famille de mon mari, des fous rires, un bon dessert pleins de calories (des bûches pâtissières et glacées!), tout a été réuni pour passer une excellente fête de famille.

Nous avons même fait ce petit rituel que j’aime tant qui consiste à pendant que l’on distrait les enfants dans une autre pièce, déposer délicatement les cadeaux au pied du sapin et ensuite munie de quelque chose qui fait office de clochette (un verre et un couteau suffisent !) faire semblant que le père Noel vient de partir !

Bien sur mon grand n’y croit plus et j’ai du batailler pour qu’il comprenne qu’il ne faut pas révéler  à son petit frère les dessous de l’arnaque ! Mais à la vue des cadeaux, ses yeux se sont illuminés et pour moi c’est ÇA la magie de Noel !

Alors même à 6000 km de chez moi , sans ma famille qui m’a manquée encore plus ce jour là, mon premier Noël à Dakar  s’est passé sans verser  trop de larmes  et pour le prochain InchAllah je serais près des miens , congelée mais heureuse!!

DSCN1348

 

Une Association pas comme les autres…un Trait d’Union entre deux cultures!

Par défaut

 

 

 

Quand je suis arrivée au Sénégal on m’a conseillé d’adhérer à une association d’expatriés français histoire que je ne me sente pas trop perdue . Ça ne m’enchantait guère car je ne suis pas venue  jusqu’au  Sénégal pour  ne  rechercher  qu’exclusivement la compagnie de blancs.

Et puis des femmes blanches, mariées à des hommes blancs, habitant en Afrique pour une durée déterminée avec un salaire d’expatrié (mirobolant), çà ne me correspondait pas du tout !

Comment se lier d’amitié avec des gens qui dans 6 mois iront peut-être vivre au Zimbabwe ?

Puis Je suis allée à des réunions de parents d’élèves à l’école de mon fils  pensant trouver des gens comme moi , un peu déboussolés de vivre à des milliers de kilomètres de chez eux.A ma grand surprise les seuls gens sympas avec qui j’ai pu échanger quelques mots étaient des chinois et des libanais !! Mes « compatriotes » se sont contentés de me  regarder de la tête aux pieds  en se disant probablement « tiens une nouvelle » et puis comme je n’avais rien d’intéressant, ils ont vite tourné la tête pour continuer leur conversation.

Plutôt froid comme accueil, je t’en ai parlé déjà dans un autre article ici, je m’attendais vraiment à trouver des gens qui vivent les mêmes réalités que moi et avec qui j’aurais des points communs. Bon ce ne fut pas le cas alors passons !! je t’avoue que j’étais un peu déçue quand même.

Au fur et à mesure des mois qui passaient, je ressentais  le besoin de partager mes émotions évoluant dans une même journée façon montagnes russes avec quelqu’un qui me comprendrait parfaitement.

Je le faisais à travers mon blog ou par mail  ce qui me faisait beaucoup de bien mais rien IRL (In Real Life pour les moins geek d’entres vous), jusqu’à ce que je rencontre une copine puis deux (mais çà c’est le sujet du prochain article).

Un jour sur un article  au ton quelque peu dépressif, un commentaire très sympathique  m’a été envoyé (Ablaye Adrien si tu passes par là, thanks you soooooo much). On me conseillait d’aller  dans une association : « Trait d’union » c’est une association de femmes en couple mixte fondée en 1990, je consulte le blog mais je suis sceptique ! Je ne suis pas convaincue de l’utilité  d’y adhérer.Je ne tiens pas à verser dans le communautarisme, je réfléchis beaucoup je me dis que ce qui fait que je suis moi Aleyna 31 ans n’est pas le fait que je sois en couple mixte et que je sois maman d’enfants métis, et rechercher  uniquement la compagnie de femmes  comme moi ne serait pas très intelligent, après la secte des métisses ICI, la secte des femmes en couple mixte ?

Je laisse çà alors dans un coin de ma tête, et je me dis peut-être un jour qui sait !

Puis il y a quelques temps je reçois un autre commentaire cette fois-ci d’une membre de l’association et là çà me tente vraiment, çà tombe bien il y a une réunion mensuelle toute proche.

Ni une ni deux, une amie Toubab et moi sautons dans la voiture avec du retard (oui nous avons été contaminée) et nous nous rendons à cette réunion.

Tu remarqueras que j’ai dis voiture et non taxi, oui oui j’ai conduit ( enfin nous étions sénégalaisement à l’heure) et en plus nous sommes encore toutes les deux en vie.

Arrivées à la réunion nous retrouvons une vingtaine de femmes dont une amie toubab fraichement Dakaroise.Au programme l’ordre du jour, le compte rendu de la journée porte ouverte du consulat (que j’ai manqué), mais aussi leurs activités , l’arbre de Noel qui approche , un pot de bienvenue aux nouvelles adhérentes (que j’attend avec impatience !) et tout un tas d’autres choses. A la fin de la réunion , chacune des membres s’est présentée, je constate avec stupéfaction que certaines sont là depuis les années 60 , d’autres depuis une vingtaines d’années, d’autres un peu moins longtemps , toutes ont l’air sympathiques ouvertes et à l’esprit ni givré ni fondu par la chaleur (très rassurant pour  moi qui pensais que j’allais devenir folle très rapidement.)

Bon on ne vit pas dans le monde des bisounours  et je ne vais pas être amie avec la soixantaine de membres que compte l’association, mais ce qui est sur c’est que des affinités vont se créer.

J’en suis ressortie pleine d’assurance sur mon avenir ici , beaucoup plus confiante, si souriante  qu’en rentrant que mon mari m’a demandé si je n’avais pas été à une thérapie , du genre les  TA (Toubabs Anonymes) !!sauf que ce qu’il ne sait pas c’est qu’il n’y a pas que des toubabs , le couple mi!xte fonctionne dans les deux sens

En tout cas se rendre compte que beaucoup sont passées par les émotions façons montagnes russes , que beaucoup ont eu les même soucis d’adaptation , parler de ses propres inquiétudes et ne pas avoir peur d’être ridicule , c’est une vraie thérapie c’est vrai.

Et puis je ne t’ai pas dis mais plusieurs d’entre elles me lisaient déjà  et trouvent çà bien , je ne te raconte pas ma fierté !!

Une association vraiment pas comme les autres, un accueil plus que chaleureux, qui donne envie d’y retourner et de s’y investir.

Un trait d’union  entre deux cultures, entre notre terre natale et notre pays d’adoption.

Partir vivre au bout du monde, une décision à ne surtout pas prendre à la légère.

Par défaut

Il y a un peu plus d‘un an nous prenions  avec mon mari la décision  de venir nous installer dans son pays.

Je le savais bien qu’on allait y arriver à cette décision car dès le départ il m’avait annoncé la couleur : MA vie je ne la ferais pas en France m’avait-il dit !

Ok pas de soucis, je te suivrais jusqu’à Tombouctou s’il le faut lui avais-je répondu  !! en blonde (de l’intérieur) qui se respecte  (et nulle en géo par-dessus le marché) , Tombouctou sonnait très exotique à l’oreille, mais en fait après googelisation il se trouve que c’est au Mali  juste la porte à côté  du Sénégal.

Bon en tout cas l’intention de lui prouver tout mon amour  y était et c’est  çà qui compte.

Enfin bref j’étais préparée psychologiquement à finir mes jours au Sénégal sans me douter une seconde que notre départ allait être si rapide !

Cette décision de tout quitter un jour avait donc était mûrement réfléchie, je m’étais longuement renseignée sur TOUT : le palu, le système médical, les écoles, le marché du travail, la chaleur…TOUT

J’ai du en avaler des pages et des pages de Wikipédia , et puis je saoulais mon mari avec toutes mes questions . Malgré tout çà  ce fut un sacré choc, ma vie est différente ici de celle que j’avais en France il a fallut m’habituer à bon nombre de choses que je ne connaissais pas, réviser mes priorités, changer ma façon de vivre tout simplement.

Au bout d’un an même si tout n’est pas rose je m’en sors plutôt bien et ce n’est pas le cas de tout le monde.

S’il y a des matins où je me lève avec un vague à l’âme, avec la nostalgie de ma petite ville de Nilvange et avec un sacré ras le bol du Sénégal, je n’ai qu’à penser à un monsieur que j’ai rencontré en ville  récemment.

Ce monsieur à la soixantaine fringante  et à l’apparence fort sympathique (les 30 premières secondes ) est un Toubab habitant au Sénégal depuis quelques mois.

S’il y a des personnes qui comme moi se sont renseignées sur le net  (entre autre)pour en savoir plus sur le pays dans lequel elles allaient habiter ou encore ont acheté Le Petit Futé,  lui a du  se procurer un livre s’intitulant : « les milles et un préjugés à la con sur l’Afrique » ou encore «  Le Sénégal c’est de la merde n’y allez  surtout pas ».

Pourquoi dis-je cela ?

Et bien à part les quelques premiers instants agréables d’échange entre deux toubabs au Sénégal   se rencontrant devant leur consulat et ayant possiblement des points communs, la suite de la conversation ou plutôt du monologue de ce monsieur n’était qu’un déversement de paroles haineuses envers le pays où il habite désormais.

Il en avait à dire sur tout, les noirs ce sont  des arnaqueurs, à cause de ma couleur on me prend pour un con, si j’ai des enfants (il est marié à une sénégalaise) je  ne donnerai certainement pas des prénoms sénégalais  moches et j’en passe des vertes et des pas mûres . Mais donc pourquoi est-il là ? L’a t on forcé, trainé jusqu’ici ?

Comment est-ce possible ? J’ai cherché à  le comprendre (parfois je devrais m’arrêter à « un con est un con , n’essaye pas de creuser pour savoir le pourquoi du comment, mais c’est plus fort que moi)

je me suis demander  comment peut il voir les mêmes choses que moi, habitant le même pays et y trouver tant d’inconvénients ?

Bien sur je râle de l’état des routes qui te secouent à en vomir ton petit déj , évidemment quand le boucher du coin me fait du gruyère avec mon steack en me faisant des trous dedans on ne sait même pas pourquoi , çà m’irrite.

Bien sur aussi que TOUT  devoir marchander, c’est fatiguant parfois, évidemment qu’en amatrice de fromage les prix  du Casino m’énervent !!

Mais tout çà c’est surfait, ce sont des nouvelles habitudes à prendre, quand on vit dans un pays qui n’est pas le sien, le maitre mot est ADAPTATION !

Il faut arrêter de faire son petit blanc précieux, si je m’étais expatriée au Québec j’aurais certainement été dérangée par le froid, j’aurais certainement trouvé un bon nombre de choses ne me plaisant pas là-bas. C’est le propre de l’être humain d’être un éternel insatisfait.

Ce qui ressort de cette rencontre  est que  je  plains  vraiment ce monsieur car il n’a pas réussi à voir le bon côté de la vie ici, j’espère pour lui que çà viendra (InchAllah) et qu’il ouvrira les yeux et oubliera un peu tout les préjugés qu’il a en tête.

je me dis  surtout  en voyant le nombre de personnes qui sont parties  loin de chez eux puis revenues,  que la décision de partir vivre à des milliers de kilomètres  de chez soi peu importe où l’on va, doit être murement réfléchie car même en étant préparé psychologiquement parfois il est difficile de s’y faire.

Mais faut avouer que le Sénégal c’est nice !

Un an au pays de la Teranga : le bilan !

Par défaut

Au moment où je vous écris cet article, je suis presque entrain de chialer comme un saule pleureur mais bon je vais vite m’arrêter car question liquide on a eu ce qu’il fallait avec les inondations ces jours-ci, et puis ce n’est pas pratique d’écrire avec les yeux embués de larmes, on  y voit plus rien.

Pourquoi je pleure ?

De joie, de tristesse, de nostalgie ?

Un peu de tout çà car aujourd’hui jour pour jour cela fait un an que j’ai quitté ma Lorraine natale pour venir m’installer à Ouakam.

Des souvenirs me reviennent en tête :

Le chauffeur qui avait mis la climatisation tellement forte que je me suis demandée s’il voulait recréer l’ambiance du pôle nord pourqu’on ne soit pas trop dépaysés !!

L’odeur de la mer, le bruit des vagues à 4h du mat’ sans voir cette gigantesque  et magnifique étendue d’eau entourant la capitale.

La découverte de cette vue sublime avec palmiers et océan à perte de vue sur le balcon chez belle-maman.

Un an, le temps est passé à une vitesse grand V et pourtant on dit que les Sénégalais sont nonchalant et qu’au soleil le temps passe plus lentement car on se laisse bercer par la chaleur et le soleil, au rythme des vagues !!

Et bien pour moi c’est comme si nous étions arrivés hier, il y a un an nous entreprenions un sacré voyage  fait de  taxis, TGV,bus, avion, voiture … un vrai parcours du combattant avant de pouvoir poser nos valises chez ma belle-mère en pleine nuit avec une température agréable juste après une petite pluie rafraichissante, avant de nous réveiller quelques heures plus tard dans un four en ayant l’impression d’être le mouton de la Tabaski entrain de cuire.

Nous partions à 4 et demi et nous ne savions pas encore que 9 mois plus tard une petite princesse nous rejoindrait.

Alors le bilan :

On s’y fait :

L’appel à la prière : je pensais que chaque matin pour le restant de mes jours j’allais me réveiller en sursaut à cause du haut-parleur « low-tech » de la Mosquée toute proche.

Le marchandage :après être passée par plusieurs étapes aujourd’hui je me débrouille comme un chef, j’ai même ma propre technique à la Fbi pour avoir un bon prix !

La non-ponctualité ou l’éternelle retardite aiguë : au début çà m’éneeeeeeeeeeeeeervait !! Maintenant si je veux que les gens viennent à 16h je les invite à 14h mais il y a des petits malins qui ont compris mon petit manège et viennent quand même à 18h !!D’ailleurs je m’y suis mise aussi à être en retard mais quoi que je fasse je suis encore et toujours la première arrivée !

Vivre à côté de la mer : là ce n’est pas on s’y fait mais plutôt on adore,avec une mention spéciale pour la petite « plage » en bas de la Mosquée de la Divinité, un endroit tout simplement magique.

Vivre en tong toute l’année : là c’est le pied, c’est le cas de le dire !!Je suis incapable de mettre des chaussures fermées maintenant.

L’accueil toujours chaleureux, l’hospitalité: tu peux aller n’importe où  chez des gens que tu connais ni d’Awa ni d’Adama  et on te proposera de t’assoir, à boire à manger et même partager une assiette qui était sensée être pour une seule personne, c’est çà la Teranga !

Les repas en famille ou entre amis : Chaque vendredi tout le monde se rassemble après la prière du vendredi autour d’un bon plat de Tiep Bou Dienn.

Partager un bon gigot avec frites et salade ou un bon plat de poulet et attiéké servi dans un plat unique, çà permet de passer de bonnes soirées entre amis beaucoup plus conviviales que si on servait le plat à chacun dans son assiette.

La galanterie : à l’aéroport par exemple  femmes et enfants passent avant tout le monde, on s’occupe de vous, on vous aide.

Voir mes enfants grandir librement : jamais je n’aurais osé laisser mon garçon jouer en bas de l’immeuble sans craintes, ici il y a toujours les gardiens de l’immeuble, le boutiquier, le vendeur de fruit qui veillent sur les enfants.

Ne jamais rien programmer : de toute façon les projets sont toujours bousculés, alors on fera  ce que l’on devait faire la semaine dernière et celle d’avant …. Euh un jour Inchallah !!

On ne s’y fait pas :

L’éloignement d’avec la famille et  les amis : SMS, MMS, MSN, skype, facebook , le téléphone, n’apaisent pas le vide causé par leur absence.

La chaleur : quand tu sue, coule, dégouline, au moindre petit mouvement c’est pénible.Je rêve  de fraîcheur Mosellane de temps en temps

La pauvreté : les Talibés, les femmes en chaise roulante avec leur enfant au dos faisant la manche, on aurait bien envie d’aider tout le monde, c’est tellement triste.

Les arnaques à tout-va : le mécano, l’informaticien, le réparateur de téléphone qui soit disant te réparent tes appareils et qui font plus de dégâts qu’autre chose, ou ceux qui te promettent de te réparer un truc pour le mardi suivant et que tu ne revois plus jamais !!

Les préjugés : toubab =portefeuille, un noir+une blanche = papier ou argent ou sexe mais quoiqu’il en soit jamais un mariage d’amour seulement de l’intérêt (en France  autant de préjugés mais pas forcément les mêmes !!)

Ne pas pouvoir acheter des produits laitiers autant que je le désire : il y a déjà un cruel manque de choix et le prix, c’est juste affolant.je rêve de Chaource, brie, Munster, fromage de chèvre, et de crème fraiche !!!

Les routes ou plutôt pistes : se faire secouer comme un prunier , façon orangina secoue secoue moi à chaque fois que tu prends la voiture pour aller d’un point A à un point B, goudron où es-tu ??

Alors en un an le bilan : positif ou négatif ?

Je ne saurais encore te dire, il a des plus et il y a des moins.

Je suis encore en période d’adaptation, oui je sais je suis lente à la détente !!

Dans quelques mois avec un boulot, une vie sociale, des kilos en moins et un bon niveau de Wolof je te referais un article qui te dira : mais c’est génial le Sénégal, avec presqu’aucune ombre au tableau…. InchAllah !

une petite pause pour bien s’occuper de ma princesse

Par défaut

comme vous le saviez ,la famille Toubab devait bientot s’agrandir…une princesse prénommée Aïssa-Anna est venue rejoindre ses deux frères, le 15 mai 2012 au milieu de la nuit…nous sommes comblés de bonheur et en admiration totale devant sa jolie bouille d’amour.
Une pause s’impose pour le blog (pas trop longue je vous rassure!) car s’occuper de 3 enfants dont deux en bas age ne laisse pas vraiment la place à l’écriture!!

donc je vous dit à bientôt InchAllah!!

6 mois au pays de la Terranga: l’heure du bilan a sonné!

Par défaut


Ce Mercredi 29 février cela fait 6 mois que nous avons tenté notre grande aventure Sénégalaise, il est donc l’heure pour moi de dresser le bilan de cette demi-année au pays de la Terranga

6 mois donc que nous avons quitté le pole nord pour découvrir une chaleur atroce qui m’a beaucoup faite souffrir au début.
Autant de mois que je suis déboussolée et que mon cerveau n’arrive toujours pas faire la connexion entre 25 degrés et le mois de février !
Une paire de semaines que je me réveille en sursaut avec l’appel à la prière chaque matin (sauf ce matin tiens !!)
182 jours que je n’ai pas mis mes mains sur un volant (cf mon article sur la circulation à Dakar et tu comprendras vite pourquoi.)
Une paire de mois que je n’en peux plus de manger du riz !!
Trop de mois où j’aurais du apprendre le wolof mais comment dirais-je ?? j’ai rien foutu !
26 semaines où chaque vendredi j’arbore mon plus bel habit traditionnel, avec je te l’accorde des débuts difficiles avec le pagne qui je le croyais, allait se barrer au moindre mouvement brusque de ma part !
Une demi-année que je termine toutes mes phrases par « InchAllah »
Environ 4368 heures que je n’ai plus l’œil scotché à ma montre, quoique je t’avoue que l’éternel et perpétuel retard de deux heures (voir plus) me gonfle parfois sérieusement.
Deux trimestres pendant lesquels j’ai pu me dire tout les jours « tiens, si j’allais à la plage ! »
Quelques 262080 minutes que je sais qu’une invitée surprise nous rejoindra bientôt (un dernier petit cadeau de France)
Plus de 15700000 secondes que ma vie a changée
Le Sénégal a vu durant ses quelques mois, mon grand soleil fêter ses 8 ans et mon petit surimi souffler sa première bougie.
Mais aussi en vrac :

-une vingtaine de coupures de courant
-une demi-douzaine de coupures d’eau
3 points de suture
4 étages à monter et descendre, un véritable enfer !
12 kilos de perdus puis 4 de repris…
une très grosse frayeur avec les émeutes
-des élections sous haute tension
– de belles rencontres

Alors on se voit dans 6 mois et je te dis quoi !